Bio

Paul Toupet : L’esthétique Mélancolique

Paul Toupet est un artiste français proche de l’art outsider. Il aime manipuler un large éventail de matières (cire, papier, tissu, corde) dont il conserve la sève brute pour formuler un monde aux codes stricts.

Tandis que son éducation chrétienne lui murmure encore à l’oreille et que les souvenirs prégnants de la collection d’art premier de ses parents l’aiguillent toujours, son tempérament mélancolique lui fait retenir le goût de son enfance. Ses sculptures – personnages à la typologie obsessionnelle – en sont le réceptacle. À la frontière de l’étrange, ces sculptures font dialoguer l’innocence du jeune âge, l’obsession du mouvement dynamique et la puissance de matériaux rudimentaires.

De 2002 à 2013, la palette chromatique de ses silhouettes mi-humaines, mi-poupées opérait un effet de miroir avec les tons automnaux de la nature (terre, végétaux et minéraux).
Depuis 2013, il explore les possibles d’un nouveau territoire où la couleur blanche devient le véhicule des émotions qui nous envahissent sans cesse. Sans s’en donner l’objectif, Paul Toupet construit un monde de plus en plus peuplé. Des interlocuteurs auxquels l’artiste confère de la tendresse, de la rudesse, et une forte dose de jeu.

Chronologie

  • Née en 1979 à Paris, Paul Toupet, le dernier d’une fratrie de trois garçons, grandit avec des parents très curieux pour l’art et ses divergences.
  • Dès son adolescence, son style se dessine à travers ses premières œuvres faites à partir de poupées de récupération. En les transformant à sa manière, il leur donne une nouvelle vie.
  • Au début des années 2000, Paul Toupet se lance dans un travail d’envergure à échelle humaine. Chaque pièce est désormais fabriquée entièrement par lui-même. Confronté à une œuvre à taille réelle, Paul Toupet nous place devant un miroir invitant à l’introspection.
  • Diverses collaborations pluridisciplinaires permettent à Paul Toupet d’explorer d’autres univers : l’esthétique trash avec la performeuse Lydia Lunch, sa marraine artistique, la couleur lumière avec le peintre Axël Kriloff et la représentation scénique avec la créatrice Coppélia Pique qui habillera toute une série de ses sculptures sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles.
  • En 2006, Paul Toupet présente la première version de sa crèche à taille humaine, un travail d’envergure grâce auquel on constate petit à petit l’intégration de ses poupées dans diverses scènes de vie.
  • Depuis 2011, Anne & Julien, commissaires d’exposition et créateurs de la revue « HEY! Modern Art & Pop Culture » soutiennent son travail..
  • En 2013, lors de l’exposition « HEY! Modern Art & Pop Culture – Part ll » au Musée de la Halle Saint-Pierre, Paul Toupet se sert du moulage de son propre corps pour façonner son « Gisant », pièce centrale d’une autre scène de vie à taille humaine. Il conforte ainsi sa place dans l’Art Outsider.
  • En 2012, la Gazette Drouot, prestigieuse revue dédiée au marché de l’art, cite Paul Toupet parmi les artistes émergents et nouveaux talents à suivre.
  • Désormais, Paul Toupet ne cesse de travailler sur de nouvelles pièces qu’il expose tant en France, avec la Galerie Da-End qui représente son travail, qu’à l’international (Suisse, Allemagne, Angleterre).